
Portrait du fondateur de l’Institut Fibonacci
Un chercheur en quête de transmission
Professeur agrégé, docteur en mathématiques, membre de jurys d’agrégation, auteur de livres de vulgarisation et de publications scientifiques… Le curriculum de Mauricio Garay pourrait suffire à tracer le portrait d’un universitaire accompli. Mais ce serait passer à côté de l’essentiel : une manière singulière d’habiter les mathématiques et de les transmettre, à la fois libre et attentive.
Comme beaucoup de mathématiciens, il fut précoce dans l’apprentissage des nombres et des raisonnements. Pourtant, c’est vers la musique qu’il se tourne d’abord. Les mathématiques l’accompagnent en sourdine, jusqu’au moment où la nécessité l’oblige à donner ses premiers cours particuliers. Ce qui n’était qu’un moyen de subsistance devient alors une vocation. Il découvre la saveur d’un geste simple : éclairer une idée, transmettre une intuition, éveiller un goût.
« Je ne me considère pas comme un professeur, confie-t-il. Je suis un chercheur qui aime enseigner. »
Ou plutôt : en mathématiques comme dans l’enseignement, je suis un chercheur. Le professeur professe, moi je suis dans la recherche constante.
Après un séjour au Maroc comme coopérant, il poursuit son parcours dans plusieurs institutions : l’université de Mayence, le Max Planck de Bonn, l’IHES, l’ICTP et la SISSA de Trieste. Plus tard, il rejoint le lycée Franco-Allemand de Buc, où il tente d’enseigner autrement. Mais le cadre scolaire le bride. De cette expérience naît l’idée d’un lieu à part.
L’Institut Fibonacci : entre exigence et liberté
Fonder l’Institut Fibonacci, c’est inventer une prépa sans carcan. Pas de programme figé, pas de pédagogie imposée. Chaque élève y avance à son rythme, selon ses besoins, ses aspirations.
Très vite, Mauricio s’entoure d’anciens élèves qu’il a formés. Ensemble, ils bâtissent une équipe soudée, attachée à la même exigence et au même souci d’écoute.
« Je fais le moins de cours possible. J’écoute. Et j’essaie de réveiller ce qu’il y a de vivant chez l’élève. »
Mauricio se méfie des recettes toutes faites. Il place sa confiance dans les professeurs davantage que dans les institutions. Ce qui l’attache, c’est le contact direct, la curiosité, ces instants fragiles où un élève éprouve la joie de comprendre. Les mathématiques, pour lui, sont proches d’un art, d’une musique intérieure, parfois d’une méditation.
Une vision singulière de l’enseignement
Il cite Balzac, lit Proust, cuisine des risottos, joue du violon, et se méfie des phrases toutes faites. Il enseigne sans chercher à briller, mais pour éclairer.
« Bien sûr je suis content quand un de mes élèves entre à l’X ou à la rue d’Ulm, mais ce n’est pas le plus important. Je suis heureux quand il découvre quelque chose de neuf, de beau. »
Une scène de sa jeunesse résume ce rapport à la transmission. Lors de sa première rencontre avec le mathématicien V.I. Arnold, qui deviendra ensuite son directeur de thèse, il ose poser une question après un séminaire. Ils quittent l’ENS ensemble et marchent des heures en parlant mathématiques. À minuit, Arnold s’arrête :
— Il est tard, je vais manquer le dernier métro. Dites-moi, vous êtes intéressé par les médailles… ou par les mathématiques ?
— Par les mathématiques.
— Alors j’ai rencontré un étudiant passionné.
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